Le 28 mars, j’ai participé au festival des Humanités organisé par des enseignants des lycées Corot et Chatelet à Douai (59). L’idée était de parler à des lycéens de seconde et de première (option humanité) du worldbuilding : ou comment on créé un monde cohérent dans un roman de science-fiction.
La séance a démarré avec un peu de théorie : qu’est ce qui caractérise un univers : sa géographie, les protagonistes, leurs valeurs, leur histoire, leur culture, mais aussi leur système politique, l’état de la science, les technologies, les langues, etc.

Ensuite, ce sont les élèves qui ont travaillé sur le futur de notre planète face au dérèglement climatique. 4 groupes d’une dizaine d’élèves se sont partagés 4 visions du futur de notre monde en 2050 :
- Le déni : on ne change rien On continue à rouler en gros 4×4 et à utiliser de plus en plus l’avion. Le changement climatique n’est pas lié à l’activité humaine. L’important est de soutenir la croissance et l’économie.
- La dictature verte : Les gens ne vont pas changer leurs habitudes si on ne les force pas. Les lois imposent donc des contraintes, interdisent l’usage des voitures, des avions. De fortes amendes existent pour les contrevenants, et même des peines de prison. C’est une démarche écologique à marche forcée.
- Réglementaire : On vote des lois pour réglementer l’usage des voitures et des avions afin de pénaliser les plus gros consommateurs, mais sans interdire. On met en place des quotas, des limites, des seuils à ne pas dépasser.
- Techno-solutionniste : Nous pensons que la technologie va régler le problème du changement climatique. Nous investissons à fond dans la recherche (nucléaire, matériaux photo voltaïque, …) L’intelligence artificielle va bien finir par nous aider à trouver des solutions innovantes qui vont nous sauver.

Pendant 30 minutes, ils ont réfléchi en groupe sur les impacts de la vision sur l’économie, la société, l’environnement, les technologies, la politique ou les lois. Des post-its, des éclats de rire, et des idées joyeusement farfelues (créer un nouveau métier de renifleur d’aisselles pour vérifier si les gens n’ont pas pris de douche 😂)
Enfin, chaque équipe a présenté ses résultats devant la classe : c’était bluffant ! Une fois ce « monde » ainsi décrit, « il n’y a plus qu’à raconter l’histoire »… 😉
👏🏻Un grand bravo à tous les élèves ainsi qu’aux enseignants (Sara, Morgan, Thomas, …) qui ont participé à l’animation de cette demi-journée.
Atelier réalisé grâce aux subventions MasterClass Passculture du CNL
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