J’ai suivi une formation professionnelle sur « comment préparer une expédition dans la jungle » (😛). Je me suis rapidement aperçu que tous les conseils donnés étaient applicables à l’écriture d’un roman. Notamment la check-list préparatoire.
Il faut savoir qu’une exploration/expédition digne de ce nom a, certes un objectif, mais le chemin pour y arriver n’est pas toujours très balisé. Il faut donc s’équiper et se préparer comme il se doit.
Certes, l’écriture d’un roman est sans doute moins risquée qu’une exploration de la jungle, mais c’est une expérience toute aussi excitante, passionnante, stressante, fatigante, incertaine et enrichissante (au sens figuré, ne rêvez pas). J’aurais pu écrire un best-seller sur cette analogie, mais le temps manquant, je me contente de vous dévoiler le coeur de cette idée : la check-list.
L’aventurier(e): c’est vous ! L’autrice ou l’auteur inconscient qui se lance dans cette expédition un peu folle, dont vous ne savez pas bien combien de temps elle durera, ni le chemin, ni ce qui vous y trouverez. Heureusement vous n’êtes pas seul dans cette aventure…
Votre sponsor : celui ou celle qui soutient votre idée, et vous donne les moyens de le faire. En général celui qui vous publie (publisher en anglais, pas tout à fait l’éditeur).
L’équipe : les membres de l’expédition. Des experts sur certaines thématiques, mais surtout vos relecteurs qui vous donneront des avis précieux et qui vous remonteront le moral quand vous serez enlisé dans les marécages.
La personne locale : celle qui connait bien le terrain (du microcosme de l’édition, ses rites sacrificiels, ses coutumes, ses sorciers) et vous fera bénéficier de son expérience. Votre éditrice, ou l’attachée de presse…
La carte : le plan de votre roman, le synopsis qui vous permettra de ne pas vous perdre quand l’intrigue s’enlisera et que vous-même ni comprendrez plus rien. Son échelle (niveau de détails) est à affiner selon votre goût.
La boussole : celle qui vous permet de toujours garder le cap et d’y croire malgré les difficultés ! Votre conjoint(e), ami(e), chien, chat, tortue, éditrice ou votre étoile polaire (décrocher le Goncourt, avoir une critique dans Télérama pour frimer en société, …)
Le camp de base : votre refuge pour écrire tranquillement (ça peut-être le bar du coin, votre bureau/chambre où vous épinglez au mur tout ce qui vous est utile).
Votre guide : une personne qui connait les ficelles du métier d’écrivain et vous aidera à déjouer les erreurs les plus grossières. Un écrivain(e), un coach en écriture, une masterclass ou la bible sur « comment écrire son premier roman en dix minutes par jour« .
Les outils : un ordinateur, un traitement de texte, un correcteur orthographique, internet, du chocolat, du café, du thé, la bibliothèque du coin, de la musique, de l’eau (🤓), etc. Tout ce dont vous avez besoin pour bien écrire.
La trousse de secours : en cas de panne d’inspiration ou de grand désespoir, certains noieront leur chagrin dans l’alcool, d’autres reliront leurs romans favoris. Un excellent remède consiste à laisser son texte décanter pendant plusieurs jours/semaines.
Et voilà ! Si vous avez tout ça, alors vous avez de bonnes (meilleures) chances de réussir cette expédition. Je suis conscient que bon nombre de primo-romanciers n’ont pas de sponsor, ni de guide, ni d’équipe, ni de personne locale. Il s’agit alors d’une expédition « en solo », plus risquée. Mais l’appel de l’aventure est tel, qu’ils ne seront pas les premiers, ni les derniers 😉.










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